La "Bouffe" québecoise
Non, je ne parle pas mal, j't frais dire ! Ici le mot "bouffe" n'est pas péjoratif. Il désigne la nourriture quelle qu'elle soit, tout simplement.
blanc
reflexion
étincelle
Alors... siiiiiiiii, pardon, en fait, vue la composition de la nourriture ici, peut être que "bouffe" est effectivement péjoratif !
Ho, mais vilaine, tu critiques la gastronomie québécoise ? Toi ? L'étrangère ? L'immigrée ? Mais enfin, tu sais que ça ne se fait pas! Petite rebelle, va ! Cours te laver la bouche au savon !
Enfin, moi je dis ça, c'est pour vous prévenir, les amis, car même un français averti se sentira nu et sans défense face à la bouffe québécoise !
Sachez qu'ici globalement tout est plus gras, plus salé, plus sucré ! Et les portions sont énormes. Je vais le dire, au risque de me faire refouler à la frontière, mais ici, la bouffe est ... Américaine.
Donc ne venez pas nous rendre visite :
en espérant vous régaler en goûtant d'innombrables et savoureuses spécialités québécoises
en imaginant poursuivre le régime que vous avez réussi à tenir ces dernières semaines malgré des moments de fringales, de doutes et de larmes.
Attention, je ne dis pas que la bouffe n'est pas bonne. Je dis juste qu'a haute dose, c'est écœurant. (Écœurant dans sa définition française. Pas québecoise.)
Un dernier conseil : n'essayez pas de manger équilibré au resto, ils ne savent pas faire. Par contre, commandez un bon burger bien savoureux ou un gros brunch bien d'icite, et là, là vous êtes les rois du monde et plongez toutes triglycérides dehors dans la culture québécoise.
NDLR : il nous parait important de préciser qu'en France la rédactrice de cet article se nourrit, essentiellement de céréales, mâche, fromage et Schtroumpfs (les bonbons, pas les vrais). Aussi si cette critique vous semble aller un peu loin, ne lui en tenez pas rigueur : elle est en manque, c'est tout !
