Recherche d'emploi au Quebec : le BA ba
Il faut bien l'avouer, chercher une job n'est pas le côté le plus fun de l'immigration.
Bon, en même temps être en recherche d'emploi n'est jamais vraiment une franche partie de rigolade, mais à l'étranger, c'est encore plus compliqué. Vous pensez que parce que vous aviez un bon job en France, vous allez pouvoir facilement trouver son équivalent au Québec ?
Votre stratégie est peut-être hyper au point en France, ailleurs, elle ne vaudra peut-être pas un clou ! Pourquoi ?
Parce que les normes, les repères, les références et les attentes sont différents.
Déjà, il faut savoir que votre job tel que vous le connaissiez en France n'existe peut-être pas ici. Ou pas sous le même nom. Ou sous plusieurs noms. Ou avec des particularités différentes. Ou même avec des réglementations différentes qui font que vous ne pourrez pas l'exercer ici sans équivalence. Pour en savoir plus, allez faire un tour sur le site emploiquebec. Vous y trouverez, dans l'onglet "métiers et professions", la possibilité de rechercher grâce aux mots clés de votre choix, l’appellation d'emploi qui correspond le mieux à celui que vous exerciez avant, avec des fiches techniques par métier, grilles de salaires, et offres d'emploi. Cela vous évitera bien des mauvais choix...
De plus, ici, beaucoup d'offres d'emploi ne sont pas publiées, mais sont vite comblées grâce au bouche à oreille. C 'est ce qu'on appelle le réseautage. Ça a déjà bien commencé à se développer en France, mais a priori, ici, cette façon de faire prend une place de plus en plus importante. Donc, si comme moi, vous êtes infoutue de réseauter, c'est mal barré. J'avoue que là, je n'ai aucun conseil à vous donner. Je ne sais pas faire. Enfin si, en théorie, vous ciblez le secteur et les entreprises qui vous intéressent, essayez de choper des contacts sur linkedIn ou autre, et passez quelques coup de fils pour proposer un rendez-vous, mais en vrai...je n'ai jamais pu décrocher mon téléphone; donc je vous souhaite d'être plus dégourdis...
Enfin, une chose importante, c'est qu'avant de chercher un boulot dans votre secteur, il vous faut...une expérience canadienne. Rassurez-vous, ce n'est pas sexuel. Il s'agit juste d'avoir, sur votre CV, une expérience professionnelle réussie au sein d'une structure canadienne. Cela peut-être du bénévolat, dont ils sont très friands ici, ou bien un job de soutien administratif. Quoiqu'il en soit, il faut que votre employeur puisse appeler une référence canadienne qui garantira que vous n'êtes pas un maudit français incapable de s'intégrer et de faire la job. Et vous avez beau avoir un super CV, des années d’expérience en France, géré des tâches très importantes et valorisantes... c'était de l'autre coté de l'atlantique. Vous n'aurez donc pas le même crédit qu'un québecois. Donc pensez-y : Il n'y a aucun mal a chercher d'abord une jobine, même si ce n'est pas dans votre domaine de compétences. Cela prouvera à vos futurs employeurs que vous êtes assez humble pour repartir d'en bas, assez ouvert pour tenter des choses nouvelles, et assez souple pour vous intégrer à un nouveau mode de fonctionnement. Pour trouver ce genre de job rapidement, le mieux est de vous inscrire dans une agence de placement. Attention, toutes ne se valent pas. Je suis en train de vous préparer un article pas piqué des vers (non mais pourquoi j'utilise cette expression pourrie ?) à ce sujet.
Voila pour les bases, les enfants, à bientôt pour la suite !



