Partir en PVT Canada avec un chat
Bien qu'elle pense sincèrement être une sorte de Dieu ou d'idole à qui tout est du, il s'avère néanmoins que Matshapou est un chat. Mignon, certes, mais un chat quand même. Je vous dis ça parce que, voilà si elle avait été Dieu on se serait quant même moins enquiquiné pour le voyage. Mais non c'est un chat, ne lui en déplaise.
D'abord, lui prendre un billet d'avion. Ce qui veut dire qu'avant de prendre son propre billet, on appelle la compagnie aérienne pour savoir s'il reste des places pour les chats sur le vol qui t'intéresse. Car chez Air Transat par exemple, pour des raisons de confort, le nombre d'animaux en soute est limité à 5. Bien entendu, la soute est chauffée et pressurisée pour le confort des petites bêtes.
Ensuite il faut s'assurer que le chat est à jour de ses vaccins pour le pays de destination. Pour le Canada, le chat doit être vacciné contre la rage au moins 30j avant le départ. S'il est né avant 2011, c'est tout. Sinon il faut le pucer (ne me demandez pas pourquoi cette limite d'âge, sais pas).
De plus, le veto doit vous remettre un passeport avec les dernières infos à jour. Passeport qui coute une dizaine d'euros et qu'il faut faire tamponner par la Direction des Services Vétérinaires, qui est évidement situé à perpetlesoies.
Et pour en finir avec la partie médicale, il faut faire réexaminer le chat dans la semaine précédant le vol pour déclarer qu'il est apte au voyage. Ah oui et puis pensez à lui faire prescrire un calmant ! Nous, vu la réaction de la notre juste lorsqu'il y a du monde à la maison, on n'a même pas essayé de voyager sans drogue ! (Pour elle la drogue, hein!)
Pour le vol il faut ensuite trouver une caisse répondant aux normes IATA et qui soit de taille suffisamment grande pour que le chat puisse se retourner dedans. Ce genre de caisse coûte une blinde pour info. Sauf si comme moi vous venez d'une famille à chats et que votre cousine globe trotteuse vous file la sienne (petit cœur avec les doigts, cousine).
Enfin, au départ de France, il faut remplir quelques papiers pour l'animal qui part ensuite en coulisse de son coté et à l'arrivée il doit être examiné par les services vétérinaires canadiens. Examen qui est en fait réalisé par la douanière qui se contente de regarder le chat sans même le sortir de la cage, et te demande d'aller payer une trentaine de dollars à la caisse.
Voilà. Simple non ? Et pas du du tout coûteux ! Comme s'amuse à le dire J -malgré mes regards noirs-, "au prix que nous a couté le voyage du chat, on aurait pu en racheter 2 ou 3 neufs !" Merci mon cœur.